my dead eden

Les Elles

pour toutes mes elles...

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le 04/09/2007 à 21h46

à la Petite tellement grandie

dix-sept ans cette année
dix-sept ans que tu es née
dix ans que je te connais
sept ans que nous avons été séparés
Quel miroir avais-je brisé?

dix-sept ans cette année, petite
tu sais
tu as grandit, tu as poussé
presqu'à en toucher le ciel
A détrôner la tour Eiffel
tu as grandit, petite, à prendre
toute la place dans mon monde
monde minuscule étriqué
dix-sept ans aujourd'hui
tu sais
comme le temps file parfois

des vers brisés, dix-sept années

dix ans depuis le premier jour, petite
tu sais
on s'est liés, on a poussé
l'amour est d'or mais l'amitié
est de diamant inaltérable
on s'est connus, petite, on s'est gardés
et chaque jour je prie un peu
comme un merci interminable
dix ans cette année
tu sais
comme le temps file parfois

des verres brisés, dix, cette année

sept années avant de te savoir, petite
tu sais
j'avais cherché, j'avais pleuré
il n'y avait personne autour de moi
ni pour entendre ni pour comprendre
je t'ai trouvée, je t'ai gardée
précieuse pierre sur mon chemin
éclairant mes embûches
sept ans avant
sais-tu
quel miroir m'avais maudit

des vers brisés pour sept années

sept années depuis que je t'ai perdue, petite
tu sais
j'ai maudit et j'ai prié
ils m'avaient entraîné si loin
tout notre monde s'écroulait
tu ne m'as pas abandonné
j'ai pleuré et j'ai cherché
je n'ai jamais trouvé personne
qui m'entendais mieux que toi
sept années cet an
sais-tu
quel miroir nous a maudits

des verres brisés pour cette année
sept ans cet an dix-sept ans
mes vers soufflés par tout ce vent
disant que sept années, ce fut dur
figurines de verre soufflé et tout ce temps
dix ans, que cette année fut dure
j'ai cru dix fois te predre en dix mois
Dis-moi que tu n'abandonneras pas
dix ans que nous tenons l'un à l'autre
sept ans de résistance au temps
cette année qui nous en a voulu
mais dix-sept ans que tu es accrochée à ce monde
Joyeux anniversaire, petite si bien grandie
Joyeux anniversaire

**~ on n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans ~** (A.Rimbaud)

ID

le 12/06/2007 à 15h39

Il y a le jour J


et puis


L'heure H


et puis


L'instant T


Il y a la surface S


et puis


La droite d


et puis


Le point O


 


Le jour J de mon départ


L'heure H de ton arrivée


L'instant T de notre rencontre


et puis


La surface S de tout un monde


et puis


La droite d sans extrémités A ni B


Toi en A moi en B


A ces extrémités qui n'existent pas


et puis


Le point O de notre rencontre


 


En K de problème sortir les L


En K de N avec un grand H


Une grande H à la main


Cours, M et reviens


Avec T rires qui R


Dans l'aire


 


Pour L ABC les barrières


Les KC, jouer O RO


Faire CD ce qu'il reste


Les zones OQP


De C mains


Pour L

Si tu savais comme je t'en veux et comme j'ai mal de tout ça. Mal de m'apercevoir enfin que je n'ai jamais eu aucune signification pour toi.

 

Mal de savoir que tu ne m'as jamais attendu et que mon silence t'indiffère.

 

Je ne serai plus jamais celui que j'ai été.

Tu lui a sauvé la vie un mercredi après-midi. Tu l'as tiré en arrière pour que la voiture ne le percute pas. Il a dit "tu m'a sauvé la vie" mais cette main sur son épaule venait de le tuer. Sans qu'il ne s'en rende compte, tu es entrée en lui, tu as arraché son coeur et tu t'es promenée fièrement avec, le tenant à bout de bras.

Lui, il était déjà mort.

 

Tous ceux qui l'aimaient ont bien vu que tu l'avais vidé. Ils l'ont mis en garde, ils lui ont bien dit que tu étais folle mais lui n'entendait plus que ta voix étouffée, lointaine. Il baignait dans un rêve chaud, lové contre toi comme un tout petit. Il ne faisait plus rien de lui-même, toujours t'accompagnait, comme une ombre logée au plus profond de toi. Tu portais comme un enfant cette coquille vide, puis, lassée, tu l'as expulsé violement de toi et tu m'as donné vie.

A moi

 

A moi,

Être cruel et froid, être qui n'attend rien de rien et qui sait que l'amour n'existe pas. Tu m'as fais renaître, depuis que je sais que tu ne m'aimais pas j'existe à nouveau mais je ne suis plus celui que tu as rencontré il y a cinq mois à peine, fille du diable et mère de la Douleur.

 

Je dois réapprendre le froid, et les insomnies, et la nuit, et la solitude du grand lit océan où je suis perdu, où la foi s'est noyée à jamais.

Moi abandonné, un nouveau né qui sait à peine marcher. Tu ne m'as même pas appris à pleurer.

 

Je voudrais crier reviens mais ma voix s'étouffe. Je sais que je ne dois pas. Je sais qu'il faut me détacher, qu'il faut me taire, qu'il faut souffrir en silence. Tu ne reviendras pas et puis tu me ferais trop souffrir. Il ne faut pas crier. Tu ne m'entendra jamais, de toute façon.

Alors je ne crie rien, et j'écris tout.

Et les débris resteront débris, oh mon Ange

La poussière sera à jamais poussière

Rien, qu'un deuil sans fin et sans bruit, mon Etrange

Rien que mon sang pâle sur tes mains meurtrières

 

Et les fleurs arrachées ne refleuriront pas

Pour toujours enfermé dans un regret immense

Ma tête plonge au sol, j'avance à petits pas

Egrennant derrière moi des bouts de ta démence

 

La brisure éternelle épanche tout mon sang

La poussière au vent fait des fantômes dansants

Qui ne sont que formes de souvenirs damnés

 

Tout est en ruine en moi, et il n'y a plus toi

Rien ne repoussera, il n'y aura plus toi

Si doux fut leur parfum, nos pétals ont fané

Sans toi

le 02/03/2007 à 22h45

Comme la vague qui vient et soudain me fuit


Toujours tu m'es rendue, toujours tu m'es reprise


Ce roulis incessant brûle mon âme éprise


Sur mon coeur douloureux tes embrunts tombent en pluie


 


Tu souris, mon soleil éclatant! Et la voûte,


Cet abysse sans fond, béant, t'avale entière


C'est à nouveau le soir pour l'Amant aux prières


Troublant l'air alourdit. Et j'ai perdu ma route...


 


Ne peux-tu donc comprendre qu'il n'y a plus de chemin,


Et plus rien qui brille à mon front éploré,


Et plus rien qui vaille un sourire léger?


 


Ne peux-tu donc comprendre qu'il n'y a plus de demain,


Quand tout autour de moi, c'est la nuit, le silence,


Que mes yeux, mon étoile, accusent ton absence?

Cri

le 01/03/2007 à 21h41

Il reste encor de toi sur mes lèvres bleuies


Encor de ton parfum encor de ton sourire


Et puis cet espoir fou qui me fait tant courir


A en perdre le souffle et l'esprit. La nuit


Est venue là, en silence, me voir écrire


 


Tous ces mots doux qui résonnent de toi, si creux.


Je les ai couchés là comme mon coeur si noir


Et je t'ai attendue venir avec le soir


Et je t'ai entendue sourire dans mes yeux


Et puis tu t'es posée comme un soupir d'espoir


 


Sur mes lèvres offertes, sur ma peau humide


J'ai regardé le ciel et je lui ai sourit


Tu es venue, mon Rêve, emplir mes yeux vides


Faire couler ta joie le long des joues livides


Comme un cri éphémère à l'éternel écrit

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