my dead eden

Nostalgies

Des éclats de passé, amassés...

Avant

le 24/09/2008 à 14h12
C’était mieux avant, quand il y  avait les Monstres
Quand leurs grandes dents scintillaient dans la chambre
Quand Maman venait dire « Tu vois bien qu’il n’y a rien »
Quand Papa venait rire pour dissiper le noir
Et posait près de moi une lumière tendre
Qui maintenait au loin les sabres et le sang
Je préférais avant, quand il y avait les Monstres

J’ai peur de Maintenant, de mon esprit malade
Dont j’entends le mouvement tout au fond de moi-même
Et Maman a beau dire « Tu vois bien qu’il n’y a rien »
Et Papa peut bien rire, il n’atteint pas le Noir
Il n’y a sous mon crâne aucune lumière tendre
Qu’on pourrait allumer pour écarter ces ombres
Je préférais avant, quand il y avait les Monstres

Ma chambre

le 31/08/2008 à 01h21
Ma chambre comme un couchant rougi

Me serre le cœur à l’en étouffer

Ma chambre et ses photos

Ma chambre et ses posters

À la valeur connue de moi seul

- oh dis pourquoi ce chant!-

 

Ma chambre comme une ruine de ce que j’ai été

Mélodie brisée qui revient certains soirs

Ma chambre et ses fous rires

Ma chambre et ses cds de disparus

De n’existant déjà plus

- oh dis pourquoi tu pleures!-

 

Ma chambre comme un décombre que je vais laisser

Quelque chose d’unique que je quitte à jamais

Ma chambre et ses murs blancs

Ma chambre et cet enfant

Et ses frayeurs nocturnes

- oh dis pourquoi tu hurles!-

 

Ma chambre comme ma mort que je pleure sans fin

Un regret qui revient comme une chanson triste

Ma chambre et ses jours de pluie

Ma chambre et ses tiroirs secrets

Remplis de poésies

- oh dis pourquoi tu pars-

 

 

 

 

[Demain je quitte mes parents pour m'en aller vivre seul. Grisé de liberté et pourtant encore mélancolique. Je n'aurai jamais fini de pleurer l'enfant que j'ai été, bien que je sache qu'on ne peut pas vivre en regardant derrière. Eternel drame humain ou simple complexion personnelle?]
Et comme dans ce film le soleil sera orangé
Et veillera sur nous
Sur le point de pleurer Nos adieux d’éternité
Il veillera sur nous
 
 
 
Les souvenirs comme des vagues et tes rires
Le vent et la terre de sable où l’on a couru
Les serments gravés et les châteaux pour rire
Le sable gardera notre mémoire
Comme un caillou enterré
 
Et comme dans ce film le soleil sera orangé
Et veillera sur notre souvenir
Sur le point de pleurer Notre adieu ne finira jamais
Le couchant nous veillera
 
Le crépuscule retient son souffle tandis que je reviens ici
Serré contre ta mémoire, j’accueille la fin avec joie
Rien n’a changé depuis ce temps et le soleil orangé
Continue de veiller sur nous même en cet instant
 
Tout ce qu’on a vécu Avec mélancolie
Comme un chapelet que l’on égraine
Tout ce qu’on garde en nous de ce temps
Ce sont des choses douloureuses mais si belles
 
Je conserve dans mes mains tout ce sable
Et je le contemple à nouveau
Sur l’air des Enfants de la Lune
Notre rêve est éternel et ces instants
Serré contre toi à regarder le ciel
Sont gravés dans ce Soleil
 
Et comme dans ce film le Soleil est orangé
Tandis que je me consume
Sur le point de pleurer Mon adieu est devenu éternel
Et le couchant veille notre mémoire
 
 
 
Comme je me souviens de toi
En fredonnant cette vieille chanson
Mais je ne pleure plus
Cette mémoire scintillante me suffit
N’aie pas peur, ne pleure pas
Nos souvenirs jamais ne seront séparés
 
Il te suffira de fermer les yeux et nous nous retrouverons
 
Le Soleil sera pour toujours orangé
Et toujours sur le point de pleurer
Je chanterai le chant des Enfants de la Lune
Mon adieu t’est infini
 
 
 
Le Soleil orangé  Sur le point de pleurer
Le chant des Fils de la Lune pour immortel adieu
 
Le Soleil orangé  Sur le point de pleurer
Le chant des Fils de la Lune pour immortel adieu
 
Le Soleil orangé  Sur le point de pleurer
Le chant des Fils de la Lune pour immortel adieu

[à lire en écoutant "Orenji no Taiyou" (Soleil orangé) par Gackt et Hyde, chanson tirée du film Moonchild, que les deux amis fredonnent en se laissant mourir main dans la main. Cette chanson rappelle les doux moments qu'ils ont vécus, leur jeux la nuit sur la plage, leur soif de vie. Ce n'est pas vraiment une chanson triste, plutôt une chanson qui déborde de leur amour pour la vie, de la reconnaissance pour tous ces moments-là, tellement merveilleux, qu'ils quittent ensemble, comme ils ont vécu ensemble.
Cette scène est la plus belle du film. Cette chanson me transperce le coeur à chaque fois.
Je voudrais que ma meilleure amie vienne jouer avec moi sur la plage ainsi, je voudrais vivre avec elle des instants aussi beaux tant qu'il fait encore nuit. Ainsi, lorsqu'il me faudra mourir, main dans la main avec son souvenir, je pourrais peut-être parvenir à dire merci. 
 
Si ça intéresse quelqu'un je mettrais ma traduction personnelle de la chanson.
Je me vois tellement dans cette histoire, dans ces paroles que je suis incapable de m'en détacher.
Et je continue à pleurer...]

les balles

le 02/04/2008 à 21h57

C'est une lame bleue un peu courbe


Faite de cristaux taillés par le silence


Si légère qu'on l'oublie dans son propre sein


A sa pointe une goutte mortelle


Et sous son crâne soudain


L'orage déchaîné


 


C'est un chanvre un peu rêche


Fait de jalouies entretissées par le temps


Imperceptible au point que l'on ignore qu'elle est


A notre cou le plus beau des joyaux


Et sous son crâne soudain


L'orage déchaîné


 


C'est une balle un peu vieille


Faite de regards durs polis par les colères


Si petite qu'on oublie qu'on l'a obtenue


Contre les balles de cuir des enfants


Et sous le crâne soudain


L'orage déchaîné

Les pépites

le 26/12/2007 à 23h28

Parce qu'il a neigé


Parce qu'il a neigé à n'en plus pouvoir


Il a neigé et il a fait nuit


Et il a fait beau quelque part dans l'enfance que j'ai gardée au fond


Mon trésor mon précieux trésor


 


Parce qu'il a fait nuit


Une nuit de neige au pied du sapin


Dans les lueurs des guirlandes et de ma chanson


La chanson que je fredonnais quelque part dans l'enfance que j'ai encore au fond


Quelques pépites d'or pur


Est-ce que je vais les perdres


 


Je ne veux pas mourir


Au pied du sapin il y a


Encore le sentiment d'être cet enfant


Au pied du sapin à trois heure du matin


Dans ma chanson et dans les lumières


Parce que la fatigue a ce mots là qui réconfortent


Et moi ces mots que je répète tu sais


Le sapin et puis la neige


Il faudra que je dorme


Il faudra que je rêve


Retenir entre mes mains les dernières pépites d'or

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