my dead eden

prose

J'aurais voulu II

le 04/06/2007 à 22h39

J’aurais voulu devenir cet être qui ne sera jamais moi. J’aurais voulu être celui-ci avec ses baguettes et ses doigts de fées mais je suis gauche et lourd tu sais. Je croyais que je m’approcherais un peu de lui avec notre rêve mais c’est faux, il est à jamais intouchable, je suis trop petit pour espérer l’atteindre un jour et parfois je voudrais mourir tu sais, tu deviens plus intouchable chaque jour et moi… Tu deviens comme lui, mon étoile, mon poster de papier glacé.
J’aurais voulu, j’aurais tellement voulu aller au bout de ce rêve avec toi.
J’aurais voulu que les regrets ne soient pas si inutiles.

J'aurais voulu I

le 04/06/2007 à 22h32

J’aurais voulu. J’aurai voulu crier quand j’avais mal, j’aurais voulu que mes blessures soient l’ultime souffrance pour toi.

 



Je suis égoïste

 



J’aurai voulu que tu comprennes que je t’attends.

 



Je t’attends pour réaliser ces rêves qu‘on a fait à deux, autrefois, il y a si longtemps.

 



J’aurais voulu que les regrets ne soient pas si inutiles.

 


Damnation

le 29/05/2007 à 22h09

Dans ce silence où je me demande la folie

Suis-je à lier à détruire

Aliéné

Parfois je me dis il n'y a pas de futur pour moi

L'imaginer comme nous le faisions enfant

Je ne vois qu'un trou noir

Béant néant

Tout près

Tout prêt à m'avaler

Je hurle je vais mourir

Tout empli d'un sombre présage

 

Je vais mourir avant d'avoir vingt ans

Je me vois mourir

Dans la voiture dans mon lit sur le bateau dans l'avion

Chaque fois que je pars je me dis je ne vais pas revenir

En traversant la rue au café au bord de l'eau au soleil

Je bois et je fume et je me sens me détruire de l'intérieur

Je fais courir des pointes acérées sur mes bras faibles et tremblant

Et dans le fluide sacré qui s'en va je cherche un détail

Qui me dirait tu es encore debout

Je coule encore en toi

Et pour longtemps

 

Je sens la folie je me demande

Seul dans le noir ces soirs-là j'ouvre les yeux et je crie

L'évidence de la condamnation me saisit plus forte

Et me serre le coeur à m'en étouffer

Je regarde au travers du néant et je me dis

Il va me dévorer entier avant d'avoir pu

Seulement essayer d'être ce vrai moi

Qui bat au fond

Avant seulement avoir pu essayer

De devenir ou de trouver la réponse

Retourner à la poussière

Je voudrais devenir moi

Je voudrais devenir moi

Je voudrais devenir moi

Je voudrais devenir moi

 

L'incantation s'élève dans la chambre tandis que je pleure, accablé par mon destin. J'essaye de devenir cette personne que je porte en moi depuis si longtemps, je voudrais parvenir à faire quelque chose d'aussi beau que ce qui m'entoure juste pour dire "J'ai aimé j'ai été", juste pour laisser derrière moi quelque chose, je voudrais ne pas m'éteindre avant d'avoir tout vu tout connu tout sentit, avant d'avoir créer. Tout n'est que création, laisse-moi en prendre un bout, Néant qui me déchire! Lasse-moi donner à ce monde qui m'a fait de sa poussière et de sa sueur, laisse-moi donner à ceux qui m'ont tant offert à qui je n'ai pas même prêté!

Je ne veux pas mourir encore pourtant je ne vois plus de vie devant moi. Il y a des soirs où c'est ainsi. Je voudrais me jeter dans les bras du Néant pour dormir et oublier tout cela, bleu-gris comme mes cauchemards. Il y a des soirs où

Le parfum des Lys

le 23/04/2007 à 21h00

Le parfum des lys dans l'air lourd de la chambre. C'est un matin de printemps plein de chants d'oiseaux et de rayons de soleil. C'est un matin de mélancolie.

Les lys sont dans le vase, sur la tablette, au-dessus du bureau. Ils me regardent de haut, les lys rosés, et leur parfum lourd dans l'air lourd... Ma tête est douloureuse, j'ai trop bu, j'ai trop fumé. Mon visage est grise ce matin, les lys sont rosés, le soleil jaune pâle, la lumière est blanche et moi je suis gris. Eteint.

 

Les lys s'ouvrent les uns après les autres. La reine me les a offerts, en célébration de quelque chose que pourtant je voudrais oublié. Je regarde les lys et ma tête est comme leur corolle: irrémédiablement attirée vers le bas, vers le sommeil. L'air est lourd de leur parfum lourd et ma tête lourde tombe dans un sommeil profond.

 

Je rêve de la Reine. Elle m'a offert ces lys pour racheter mon coeur. Celui qu'elle a dédaigneusement jeté par-dessus son épaule un soir que je préfère oublier. Un soir que j'oublie chaque soir dans l'alcool aux vapeurs entêtantes. La Reine m'arrache mon coeur avec ces fleurs empoisonnées. Maudite, maudite, je crois que je ne t'aime plus pourtant, mon coeur est encore entre tes mains et tu le tords en tous sens.

 

Je crois que je vais vomir.

 

Je me réveille au soir. Les lys rosés sont toujours là, face à mon lit. Ils me fixent de leurs pétals lourds. Ma tête est encore lourde. L'air du soir est frais, pourtant la mélancolie est encore là. PLus forte. Plus pesante. J'ai mal, mal à la tête. Le parfum des lys se mêle à celui de l'alcool, il danse dans la fumée de la cigarette comme un pantin grotesque, il me fait des grimaces. Il tourne autour de moi en se moquant, il ricane et s'infiltre au plus profond de mes poumons. Alors je bois, je bois pour oublier la Reine et ses fleurs, la Reine et ses promesses fleuries qui se flétrissent au premier orage.

Elle m'a empoisonné, le Parfum tourne et j'ai peur, je ferme les yeux mais il reste en moi! Je souffle de toutes mes forces mais il est au chaud dans mes poumons et continue de me jouer des tours! Je crie, je me débats, mais il s'insinue jusque dans mon coeur et le touche plus mortellement qu'une flèche... Les lys empoisonnés rient et la bouteille vidée échappe à ma main tremblante. Je retombe sur le lit, en proie à des délires incroyables puis le Parfum est emporté au loin par le vent du soir et je reste là, étendu, saoûlé par tant de souvenirs inhalés, drogué jusqu'au plus profond de mes os.

 

Ma tête lourde du Parfum lourd tombe vers le sol et je me fane. Je perds mes pétals, il ne reste qu'un parfum. La Reine a eu raison de moi. Le petit jour se lève sur les lys paisibles et mon désespoir s'assoupit.


 

Mélancolie, Mélancolie, maudite Reine

Tes fleurs dégagent des parfums empoisonnés

Parfums de souvenirs et lourds relents de peines

Des lys, délices oubliés, un glas sonné

Maudite Fleur, maudite Fleur de mes délices

Abandonné, empoisonné, paré de chaines

Tu ris de moi, cachée dans le parfum des lys,

Joues avec moi, avec mon coeur, avec mes veines

Où tu coules, que tu ouvres et que tu draines

sans titre sans mots

le 15/03/2007 à 22h07

J'écris des histoires dont tu es l'héroïne, des histoires où tu meurs, des histoires où tu m'attends, où tu me cherches.


Des histoires qui ne seront jamais vraies.


 


Tu ne m'a jamais cherché, tu ne m'attends plus et c'est moi qui meurs, qui meurs de ton absence.


 


J'allume un joint et je m'abîme dans la contemplation de mon vide. Il se rempli peu à peu d'oiseaux de fumées, qui se dissipent comme ton amour.


 


J'ai tout détruit, tes photos, tes messages, espérant que tu reviendrais comme tu es revenue la dernière fois. J'ai tout détruit comme tu m'as détruit pendant ces 138 jours de rêves et de désirs, d'espoir et de déchirements.


 


J'ai tout détruit et ainsi il ne reste plus rien, ni souvenirs ni âme en moi.


 


Je veux mourir. Je dis adieu à ceux que j'aime et je me penche au dessus de mon vide. Je ne tombe pas. Je ne peux plus tomber


 


Comme je ne peux plus pleurer


 


Tout est détruit


 


Tout


 


Je ne peux plus croire à l'amour


 


Je ne peux plus coire à rien


 


Sur mes paupières closes je ne vois plus que toi qui t'en vas


 


Sors de ma tête, je dois vivre


 


Malgré le sentiment qu'il n'y a plus rien pour moi ici

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