my dead eden

prose

Le Livre

le 19/02/2005 à 23h07
J'avais peur du silence si profond, de ce néant sans couleurs et de ces cris sans saveurs. J'avais peur de mourir parce que je ne voulais pas que ce rêve finisse, j'avais peur d'avoir mal car je croyais que cela briserait ma foi.
Mais, vois-tu, je souffre et je prie encore, je meurs et les rêves menteurs m'enveloppe encore. Le vent du nord a ouvert ma porte et souffle dans mon esprit. Qui suis-je? Où vais-je? Quel est ce tourbillon qui m'emporte? je ne sais plus, j'avance, aveugle, et j'esaye de trouver la lumière mais elle est si sombre, sais-tu à quel point la lumière est sombre?
J'ai essayé de comprendre, de trouver les réponses. Pendant longtemps j'ai cru que c'était vain, que ma quête était inutile. Mais un jour dans le noir j'ai senti sous ma main un livre, je l'ai ouvert et je l'ai lu, malgré l'obscurité j'ai pu le lire,et j'ai compris.
Et je suis mort.

le chant du cygne

le 09/02/2005 à 21h15
Il y avait un soleil rouge, un soleil d'hiver, qui se levait doucement. Il y avait une plaine, couverte du givre de l'aube. Il y avait un corps en sang étendu sur cette plaine sous ce soleil. Et puis il y avait ce chant qui me tuait à chaque instant, il y avait ce sang qui s'égoutait à chaque instant, il y avait ce froid qui me trnsperçait à chaque instant. Il y avait mon bras levé devant mes yeux, me protégeant de cette lumière trop violente, de cette vérité trop cruelle, que veux-tu de moi, pourquoi me frappe-tu, pourquoi veux-tu me faire me coucher sur ce sol geler, auprès de ce corps que je ne connais pas, dans ce sang qui n'est pas le mien mais qui se mélangera à celui coulant de mes blessures, pourquoi veux-tu allonger mon corps sous ce soleil froid et sur ce sol brûlant? Les larmes du soleil sont ces gouttes de rosée gelées, mes pleurs sont ce sang en train de couler.Pourquoi me tue-tu tellement, alors que je t'aime tant?

ailes labourées

le 29/11/2004 à 18h58
La vie est pleine des soupirs que le vent du temps ne sait pas disperser; la vie est pleine des cris que le vent des larmes tente d\'assecher. Comme une rivière, en mon coeur coule un cri. La seule larme autorisée, la plus grande infinie. Comprendre les mots sans comprendre le sens. Les nuages passant devant le soleil noir nous apporterons t\'ils la lumière?
Ton rayonnement sombre me pousse vers l\'abîme, comme un coeur affamée elle s\'ouvre toute grande, cherchant à me happer comme mes ailes s\'ouvrent et se déploient encore une fois pour me sauver, me sauver d\'une fin pourtant inévitable, qui chevauche vers moi, inexorable, et recommence encore à labourer mon corps. La vie est une larme infinie, qui fuie devant le temps, sous le vent des soupirs soufflant sur six milliards d\'arbres.

indifférence

le 07/11/2004 à 16h55
Je me suis levé et j'aurais pu être couché, j'ai souri et j'aurais pu pleurer, j'ai trébuché et j'aurais pu mourir. Quand les visages et les yeux sont de froide glace bleue, quand les ombres deviennent brouillard et que seul mon reflet me regarde encore, le regard plein de larmes, mon monde est si vide... Et je vous souris, et vous vous détournez, ma douleur sanglante s'étale en noir et en rouge sur ma face, et vous ne voyez pas, ne voulez pas voir, vous êtes de bonnes gens respectueux des conventions, superstitieux et désinterressés. Mes larmes ne vous touchent pas, mes fleurs fanées perdent leurs pétales, et pas un de vous ne se penche pour les ramassés, comme si mes doigts gelés couverts de sang pouvaient le faire, comme si mes ailes déchirées, lourdes de mon malheur, ne menaçaient pas de me faire chuter.Cette indifférence qui me glace, qui me blesse, qui me casse et m'opresse, la ferez vous donc taire, comme vous faites taire avec tant d'habileté votre conscience coupable.
J'aurais pu rester coucher sur le sol gelé, pas un de vous ne m'aurait relevé, j'aurais pu pleurer mes larmes de sang, pas un de vous ne m'aurait consolé, j'aurais pu mourir une seconde fois, pas un de vous ne m'aurait enterré, pas un de vous n'aurait pleuré...
Est-ce moi qui a un coeur de pierre?

folie

le 24/10/2004 à 16h28
Je suis un ange et normalemment les anges sont assexués. la seule raison pour laquelle je donne le mien c'est que je suis double. Ma part de féminité, ce sont mes roses. Je suis un ange de sexe mâle tenant dans ses mains les roses de sa féminité. On rit de moi, on se moque mais je reste indifférent... Je ne suis pas de ce monde qu'ai-je à faire de son opinion? J'ai accepté mes différences et j'ai appris à vivre avec, avec ces voix qui me parlent, qui me montrent sans cesse ce que je ne pourrait jamais être. La douleur est sans cesse présente,j'ai appris à faire avec, à l'aimer presque. Les épines de mes roses s'enfoncent dans ma chaire, je saigne et leur rouge n'en n'est que plus éclatant, je pleure et mes larmes leur font des colliers de diamants et mes ailes inutiles dégoulinent de mon humanité qui s'échappe. Suis Je encore en vie? L'enfer est un monde de souffrances physiques, la Terre est un monde de souffrances physiques et de tortures mentales, la souffrance et la douleur sont mes croix éternelles, je viens d'un eden mort où elles n'existent pas et où les sentiments n'existent pas non plus. Je préfère vivre ici.

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