my dead eden

prose

le vide et puis l'asphalte...

le 11/05/2005 à 22h30
Suis-je moi si je ne suis rien?
Suis-je moi ou joue-je un rôle, le rôle de ma vie?
Je m'en veux, je m'en veux de ne pas le savoir. Je m'en veux d'être si mauvais acteur, de lâcher mon rôle à chaque instant et de perdre le fil de mon être.
Je ne sais plus ce que j'aime vraiment et ce que je désire pour faire comme eux, pour leur plaire, pour me trouver une identité.
Ont-ils entendu mes cris de douleur et de peur, quand je me perds dans le noir malgré la lumière, quand je me coince dans les angles du cercle de la vie?
Je ne sais plus qui je suis, on m'a anihilé, prisonnier des regards que je veux contenter, prisonnier entre l'être et le paraître, et je confond ces frères jumeaux, ils sont tellements semblables à l'extérieur, lequel est moi?
Je voudrais pouvoir achever ces questions, je ne peux qu'achever ma vie, je ne peux que sauter dans le vide. L'asphalte grise s'ouvrira-t-elle comme les bras d'une mère pour accueillir mon corps? M'enfoncerai-je à l'intérieur d'elle pour retrouver la chaleur des prémices de l'existence, et faire taire mon angoisse? Courerai-je vers cette absolution que je redoute tant, qui m'effraye tant, pour plus vite en finir? Ou m'obstinerai-je à avancer, sans raisons, sans nom, sans être rien...

quand?

le 11/05/2005 à 21h52
Il y a le désir et il y l'amour. Il y a ce désir de serrer son corps contre le mien, de carresser ce visage, de boire à la source de ces larmes. Il y a ce désir de me laisser aller, de me laisser couler, de me perdre dans cette autre dimention.
Mais jusqu'à quel point n'est-ce que du désir, où commence l'amour? "L'amour c'est de souvenirs" combien de temps devrai-je attendre pour que ma mémoire soit suffisamment pleine pour savoir aimer?

Les larmes sont bleues

le 22/04/2005 à 22h58
Je marche et l'eau est froide.
Je marche et tout est vide. Même moi.
"Les larmes sont bleues comme ces étés gelés dans le passé
Les larmes sont bleues comme ces regrets que je n'ose pas crier"
Entends-tu ma chanson, là où tu es? Entends-tu mes prières? Je suis si vide.
Nous marchions, de l'eau aux genoux comme j'ai maintenant, nous marchions dans la rivière et il faisait beau.
Aujourd'hui il pleut et je vais me noyer dans toute cette eau, entre mes larmes, la rivière et la pluie, tout ce bleu...
"Les larmes sont bleues comme le gel qui recouvre mon coeur
Les larmes sont bleues comme cette glace que je voudrai faire fondre"
Tu n'entendra pas ma chanson, car tu n'es que néant.
J'ai de l'eau et du bleu partout autour de moi et je vais me noyer.

"Le livre de la vie est le livre suprême
Qu’on ne peut ni ouvrir ni fermer à son choix
Le passage adoré ne s’y lit pas deux fois
Et le feuillet fatal s’y tourne de lui-même
On voudrait revenir au passage où l’on aime
Mais la page où l’on meurt est déjà sous nos doigts"
Ces vers de Lamartine, je les graverai sur ta tombe,lorsque j'arriverai au terme de ce pélerinage sans fin, et je me coucherai sous le marbre à tes côtés.
Et le bleu sera noir.

DESTruction/constRUCTION

le 15/04/2005 à 12h40
Tu es né poussière et t'y retournera de toute façon, tout ce que tu construis s'écroulera, comme un château de cartes, comme un château de sable.

Pleure pas bel Ange tu n'y peux rien

Tu es fait de sable et quand tu sera sec tu t'écroulera de toi même. Ne hâte pas ta fin.

Meurs pas bel Ange, ça n'sert à rien

Tout ce que tu commences, tu n'aura pas le temps de le finir.
Tout ce que tu construis le vent le détruira,
Tout ce que tu déteste un jour mourra ,
tout ce que tu aimes sombrera aussi
Mais ne t'arrêtes pas et rebâtis
Tu n'as pas le choix
Tu ne peux que vivre
Viens là et bois
Et deviens ivre
Pour durer un peu plus longtemps
Pour repousser un peu la fin
Bois et recommence sans fin
Tout ce qui se détruit à chaque instant
Pleure pas mon Ange viens là et bois à mon calice
Ennivre-toi et profite encore de ces faux délices

dans l'obscurité

le 31/03/2005 à 19h43
Je vais m'asseoir là, sur le sol, dans le noir.
Je vais attendre, je vais penser, il n'y a rien d'autre à faire.
La pièce est vide de toi, ils ont tout enlever, comme si tu n'avais jamais exister.
Même si je sais que plus jamais tu ne reviendra, j'aurais voulu qu'ils en laissent un peu, au cas où.

stupide silence obscurité débile je suis seul et mes démons la glace froid si froid iceberg je me transforme reviens ton visage les vers le tombeau je ne veux pas je ne veux plus où suis-je qui suis-je j'ai si froid trop froid où es-tu fuis emmène moi ne me laisse pas partir pourquoi pas moi pourquoi toi et pourquoi maintenant à l'aide

Je vais m'asseoir le temps que mon coeur se calme et je vais penser à

tout ces vivants qui voudraient mourir
tout ces mourants qui veulent encore vivre
tout ceux qui aiment la vie et qui seront morts demain
tout ceux qui se préparent à l'éternité et qui ont encore tant de jours devant eux
tout ceux qu'on voudrait effacer et qui nous survivrons
tout ceux qui voudraient nous gommer et que nous enterrerons
tout ceux qui sont nés après moi et qui mourront avant
tout ceux qui ont des siècles de plus que moi et qui mourrons tellement longtemps après ma mort

Je m'assierai et demanderai pourquoi. Je crierai ma haine à l'univers injuste, je lui demanderai de me prendre à ta place, reviens, je partirai pour toi, tu peux encore vivre, je te le dis, j'ai tellement froid tu sais, ce serait tellement mieux pour moi de mourir, ce n'est pas juste, ce n'est pas juste!
J'aurais voulu qu'ils laissent un peu de toi dans cette pièce, pour croire que tu reviendra, pour ne pas à avoir à accepter cette évidence, pas tout de suite, je ne suis pas prêt.

pensées tournantes suis-je conscient je pense donc je suis mais être ou ne pas être mort tant de question un cerceuil c'est une boîte de conserve seul les ténèbres m'enveloppent fais moi un signe j'ai peur du noir partout du noir du deuil vivre c'est mourir naître ou ne pas être pourquoi la vie pourquoi la mort j'ai peur de mourir le noir c'est la mort et j'ai peur du noir le néant tu es dans le néant je veux te voir il n'y a rien est-ce que je souffre est-ce que je suis vivant quel dieu suis-je en train de prier il fait si froid dans cette pièce et surtout pourquoi toi
ça n'arrive qu'aux autres toutes mes condoléances je suis de tout coeur avec vous mon coeur bats pour le tien mais il s'est arrêter arrête ce n'est plus drôle arrête le jeu je suis triste et j'ai si froid tout tourne est-ce que je vais mourir est-ce que tu m'attends dis réponds moi et dis...moi...
pourquoi toi

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