my dead eden

prose

A la Filante

le 28/09/2008 à 23h41
Je viendrais te consoler, mon Ange à la voix d'or. Te trouver quelque chose de mieux que ce que tu as pu perdre au cours de ton errance, de ta promenade. Je détacherais mes ailes si seulement elles pouvaient remplacer celles qui te font défaut, je détacherais mes ailes et te les fixerais dans le dos avec du fil argenté volé à la Lune.

Si l'on pouvait échanger des ailes, je me laisserais volontiers tomber.

Du moment que tu continue à danser dans mon ciel.
Une Filante pour guider le Fils de la Nuit.

Je te veux heureuse, je te veux radieuse, je te veux dansante et féérique. Chacun de tes rires fait renaître une fleur.


Je détacherai mes Ailes, je te soutiendrai vers ton nouveau but, puisque tu es sans regrets et emplie d'un espoir que tu ne devines peut-être pas encore.

Le Fils de la Nuit se fera Soleil pour sécher ton corps lourd de ses larmes que tu recueilles sans cesse sans plaintes.



Et un matin, scintillant, je croiserai, au coin d'une rue d'Osaka, une magnifique jeune femme aux cheveux flamboyants, et, sans jamais se ternir, sans plus jamais s'effacer, sa voix d'or chantera toutes les choses qu'elle cherchait tant à dire.



[Parce que c'est encore mieux quand c'est ICI qu'il fait jour]

Pas d'inspiration

le 23/08/2008 à 22h58

Dis...


Dis, tu m'écoutes?


Je suis épuisé. Crevé, vidé de mon sang. Ce n'est plus que de l'angoisse qui coule dans mes veines, tu sais? De l'angoisse épaisse qui bouche mes artères et me laisse flasque.


Ce n'est plus que de l'angoisse qui coule dans mes veines et j'ai un moteur à explosion à la place du coeur, un truc qui s'emballe trop vite et qui se calme mal, quelque chose qui fait cents tours par minutes et se lance pour un rien.


 


Ce n'est plus que de l'angoisse visqueuse qui alimente cette machine et mon cerveau affolé me trouve sans cesse de nouvelles maladies, de nouvelles façons de mourir avant d'avoir accomplit les choses qu'il me reste à faire.


 


Il y a comme une douleur à gauche dans ma poitrine, il y a comme une drôle de douleur derrière mon oeil, au fond de mon oreille, il y a comme de drôle de trucs qui claquent au fond de moi, je risque l'arrêt cardiaque, l'accident vasculaire cérébral, une tumeur ici ou là et pourquoi pas la méningite, qui sait?


 


Ce n'est plus l'angoisse visqueuse qui me fait bouger, je l'avale en tartines au petit-déjeuner, je la bois, je l'inspire et surtout je la crée, jusqu'aux paniques ultimes où je me crois paralysé.


 


Je veux sortir de là, je t'en prie.


Je veux cesser de me voir mourir à chaque instant.


Dis-moi pourquoi toujours ces pensées-là, dis-moi, donne-moi des réponses là où je ne vois pas. Trouve-moi un chemin, une bande d'arrêt d'urgence, soigne-moi autrement qu'avec des pilules chimiques et des ampoules de magnésium.


 


Je veux cesser de me voir mourir à chaque instant

10000

le 12/07/2008 à 00h10

Et au dix-millième poème, ne reviendras-tu pas?


 


 


[je m'égosille mais les souvenirs seront toujours sourds]


[je m'égosille mais on ne peut forcer à être ce qui ne veut plus]

Tragisme

le 18/02/2008 à 21h10
Je veux, mon amour, je veux le sommeil, l’interminable sommeil de ceux qui ne craignent pas d’avancer paupières closes. Je veux le soulagement, l’infini soulagement de ceux qui n’ont plus rien à penser et peuvent se permettre tous les rêves du monde.

 

[je suis un de ces héros tragiques, avec la conscience du silence inéluctable qui mettra fin à tous les mots même indicibles]


Je veux, mon ange, je veux le pays de merveilles qui nous appartiendra à tous même à ceux que le monde a craché hors de lui. Je veux la quiétude, l’incroyable quiétude de ceux qui peuvent lever la tête sans craindre de mettre le pied dans un trou d’obus.

 

[je suis ce héros tragique, amant du Soleil marié à la Nuit, avec la conscience du vide qui déchire au creux de moi]

 

Je veux, mon imortel[le], je veux danser comme ceux qui ne sentent que le sang battre à leurs tempes et non le temps qui creuse leurs faces en canaux draineurs de larmes éclaireuses de la route qui retourne à la terre.

Je veux cesser de vouloir, de toujours vouloir à la fois creuser le sol et nager dans le fleuve;

à la fois m’élever vers toi, vers le désir de toi et de ton monde vif, et à la fois marcher au plus profond du monde des humains, désincarné, pour en saisir le Mystère.

 

[je suis ce héros écartelé entre Toi et le monde, aime-moi à m’en détruire]

La fin du monde

le 04/02/2008 à 21h44

Dis, c'est quand la fin du monde, que je puisse dormir? Que je puisse m'y glisser, y couler, m'y noyer, disparaître à jamais? Pouvoir fermer les yeux sans plus jamais avoir à les ouvrir? J'attends l'éternité, le corps glacé, allongé sous le ciel vide, tu sais, j'attends qu'il n'y ai plus rien à attendre...


 


Dis, c'est où la fin du monde, que je puisse y courir? Je ne suis peut-être pas au bon endroit, je ne vois rien venir, juste envie de vomir dans ce tourbillon qui ne se pose jamais. Je ne dois pas être au bon endroit, il n'y a rien tout droit, il n'y a rien pour moi. Je cherche la fin des temps, là où il n'y aura plus rien à chercher car tout y sera déjà.


 


Dis, c'est quoi la fin du monde? Est-ce que c'est un soulagement, comme un souffle qui s'enfuirait de ma poitrine, dissolvant tout mon être dans un vent d'apocalypse? Dis, la fin du monde... il n'y en a pas je crois... Aucun sens à toute cette solitude, aucune finalité à tout cet être tendu vers un avenir rêvé, toujours à portée de main et qui toujours se fane en devenant présent... Dis, finalement... Juste avancer sans but et sans repos...

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