my dead eden

vers

Comptine pour les gens seuls

le 20/10/2008 à 23h08

Dors, Toute-petite, ta lampe de chevet chassera les démons


Dors, Toute-petite, tes yeux se fermeront au coeur de la chanson


 


C'est la comptine des gens seuls


La berceuse des lits froids


On la fredonne vers minuit


Quand il ne reste que cela


 


Dors, Toute-petite, ta lampe de chevet chassera les démons


Dors, Toute-petite, tes yeux se fermeront au coeur de la chanson


 


C'est la comptine des grands vides


La berceuse des silences


On la fredonne jusqu'au matin


Le regard torve, le teint livide


 


Dors, Toute-petite, ta lampe de chevet chassera les démons


Dors, Toute-petite, tes yeux se fermeront au coeur de la chanson


 


C'est la comptine des Perdus


La berceuse des Damnés


Personne n'en connaît la fin


Qui n'a pas pu dormir s'est pendu


 


Dors, Toute-petite, ta lampe de chevet a chassé le démon


Dors, Toute-petite, tes yeux se sont fermés au coeur de la chanson

Trêves et gélules

le 11/09/2008 à 00h12

Donne-moi encore de ces petites pilules de vie

Ces petites pilules qui dissipent les ténèbres

Ces petites pilules qui sèchent mes sueurs froides

Qui éteignent mon âme consumée

 

Abreuve-moi de ces petites pilules

Verse-les comme du miel dans ma bouche ouverte

Ma bouche qui quémande

Un peu de paix pour le guerrier

Un peu de paix pour le guerrier

 

Donne-les moi, ma main, et cesse de trembler

Donne-les moi enfin

Ouvre mes lèvres glisse sous ma langue

Donne-les moi enfin

Un peu de paix pour le guerrier

 

Éteignez-vous, mon âme, cessez vos hurlements

Un peu de paix pour le guerrier

Que cesse le ballet vertigineux des hormones en folie

Un peu de paix pour le guerrier

Enfin donne-la moi

Le Monstre

le 04/07/2008 à 12h15
Il sera toujours un monstre
Un monstre d’égoïsme et de sanglots
Il croira toujours être meilleur
Être la pépite enfouie dans ce sol
Alors qu’il a des yeux de marais
Ceints par des cernes de nuits sans horizon
Avec assise au fond de leur eau sale
Une flamme gelée
 
Il sera toujours horrible
Une créature répugnante rampante
Il croira toujours être le meilleur
Un morceau de platine
Alors que son âme est de fer-blanc
Courbée par tous les chocs
Une boite sans valeur où reste
Accrochés des lambeaux de repas moisis
 
Il sera toujours immonde
Avec son corps abîmé et l’abysse en son sein
Il croira toujours être le meilleur
Qui, au fond, est plus mauvais qu’un autre
Et son corps maladif qui appelle
Et son rire aigrelet qui se perd
Ses cheveux comme des roseaux indomptables
Ses croassements en guise de poèmes
 
Il sera toujours vomitif
Est-ce que seulement tu la reconnais
Sa face ravagée peux-tu encore voir en dessous
Ton regard sans jugement lui manque
Il sera toujours un monstre
Dans le marais gluant de ta mémoire
Ne peux-tu effacer ce que tu as vu de lui
Ne peux-tu encore ...

Morceaux

le 04/07/2008 à 12h05
Les morceaux d’absence qu’il piétine

D’avant en arrière

Dans le même mouvement

Sans début ni fin

Le bruit du verre qui crisse

Sous ses pas insensés

Voilà ce qui effraie

 

Les morceaux de rêve qu’il recolle

Sans y prendre garde

Un peu de travers un peu

Mal

L’odeur de la colle qui arrache

Des larmes froides

Voilà ce qui déchire

 

Les morceaux de lui qu’il collectionne

Indifféremment

Tous pareillement alignés

Tous ignorés

Sa mémoire sur des étagères branlantes

Et le chaos intérieur

Voilà ce qu’il conserve

Mon bourreau

le 28/06/2008 à 15h00

C’est comme si j’avais fait quelque chose de mal


Quand je relis ces mots obscures

C’est comme si je comprenais mal

Est-ce encore de ma faute

 

Est-ce que j’ai fait disparaître une étoile

Quand mon humeur a assombrit ce ciel

Est-ce que j’ai encore cassé quelque chose

Avec mes caresses de monstre

 

Qui a la réponse?

 

C’est comme si j’étais prisonnier de cela

Des maladresses et des mots de travers

C’est comme si je faisais toujours tout mal

C’est encore de ma faute, non?

 

J’ai dû faire exploser le soleil quand j’ai voulu

Simplement le rendre un peu plus éclatant

J’ai dû fendre le ciel en deux quand j’ai voulu

Nous tracer un chemin dans l’immensité

 

Qui va me juger?

 

C’est comme si… et en fait c’est ça

Ces mots sont se sont changés en roches

C’est comme rien du tout, c’est ça

C’est entièrement ma faute

 

J’ai vraiment fait brûler le monde

En cherchant à le réchauffer

J’ai vraiment étranglé cet être

Quand j’ai voulu m’y attacher

 

Qui sera mon bourreau?

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