my dead eden

Pas d'inspiration

le 23/08/2008 à 22h58

Dis...


Dis, tu m'écoutes?


Je suis épuisé. Crevé, vidé de mon sang. Ce n'est plus que de l'angoisse qui coule dans mes veines, tu sais? De l'angoisse épaisse qui bouche mes artères et me laisse flasque.


Ce n'est plus que de l'angoisse qui coule dans mes veines et j'ai un moteur à explosion à la place du coeur, un truc qui s'emballe trop vite et qui se calme mal, quelque chose qui fait cents tours par minutes et se lance pour un rien.


 


Ce n'est plus que de l'angoisse visqueuse qui alimente cette machine et mon cerveau affolé me trouve sans cesse de nouvelles maladies, de nouvelles façons de mourir avant d'avoir accomplit les choses qu'il me reste à faire.


 


Il y a comme une douleur à gauche dans ma poitrine, il y a comme une drôle de douleur derrière mon oeil, au fond de mon oreille, il y a comme de drôle de trucs qui claquent au fond de moi, je risque l'arrêt cardiaque, l'accident vasculaire cérébral, une tumeur ici ou là et pourquoi pas la méningite, qui sait?


 


Ce n'est plus l'angoisse visqueuse qui me fait bouger, je l'avale en tartines au petit-déjeuner, je la bois, je l'inspire et surtout je la crée, jusqu'aux paniques ultimes où je me crois paralysé.


 


Je veux sortir de là, je t'en prie.


Je veux cesser de me voir mourir à chaque instant.


Dis-moi pourquoi toujours ces pensées-là, dis-moi, donne-moi des réponses là où je ne vois pas. Trouve-moi un chemin, une bande d'arrêt d'urgence, soigne-moi autrement qu'avec des pilules chimiques et des ampoules de magnésium.


 


Je veux cesser de me voir mourir à chaque instant

10000

le 12/07/2008 à 00h10

Et au dix-millième poème, ne reviendras-tu pas?


 


 


[je m'égosille mais les souvenirs seront toujours sourds]


[je m'égosille mais on ne peut forcer à être ce qui ne veut plus]

Le Monstre

le 04/07/2008 à 12h15
Il sera toujours un monstre
Un monstre d’égoïsme et de sanglots
Il croira toujours être meilleur
Être la pépite enfouie dans ce sol
Alors qu’il a des yeux de marais
Ceints par des cernes de nuits sans horizon
Avec assise au fond de leur eau sale
Une flamme gelée
 
Il sera toujours horrible
Une créature répugnante rampante
Il croira toujours être le meilleur
Un morceau de platine
Alors que son âme est de fer-blanc
Courbée par tous les chocs
Une boite sans valeur où reste
Accrochés des lambeaux de repas moisis
 
Il sera toujours immonde
Avec son corps abîmé et l’abysse en son sein
Il croira toujours être le meilleur
Qui, au fond, est plus mauvais qu’un autre
Et son corps maladif qui appelle
Et son rire aigrelet qui se perd
Ses cheveux comme des roseaux indomptables
Ses croassements en guise de poèmes
 
Il sera toujours vomitif
Est-ce que seulement tu la reconnais
Sa face ravagée peux-tu encore voir en dessous
Ton regard sans jugement lui manque
Il sera toujours un monstre
Dans le marais gluant de ta mémoire
Ne peux-tu effacer ce que tu as vu de lui
Ne peux-tu encore ...

Morceaux

le 04/07/2008 à 12h05
Les morceaux d’absence qu’il piétine

D’avant en arrière

Dans le même mouvement

Sans début ni fin

Le bruit du verre qui crisse

Sous ses pas insensés

Voilà ce qui effraie

 

Les morceaux de rêve qu’il recolle

Sans y prendre garde

Un peu de travers un peu

Mal

L’odeur de la colle qui arrache

Des larmes froides

Voilà ce qui déchire

 

Les morceaux de lui qu’il collectionne

Indifféremment

Tous pareillement alignés

Tous ignorés

Sa mémoire sur des étagères branlantes

Et le chaos intérieur

Voilà ce qu’il conserve

Mon bourreau

le 28/06/2008 à 15h00

C’est comme si j’avais fait quelque chose de mal


Quand je relis ces mots obscures

C’est comme si je comprenais mal

Est-ce encore de ma faute

 

Est-ce que j’ai fait disparaître une étoile

Quand mon humeur a assombrit ce ciel

Est-ce que j’ai encore cassé quelque chose

Avec mes caresses de monstre

 

Qui a la réponse?

 

C’est comme si j’étais prisonnier de cela

Des maladresses et des mots de travers

C’est comme si je faisais toujours tout mal

C’est encore de ma faute, non?

 

J’ai dû faire exploser le soleil quand j’ai voulu

Simplement le rendre un peu plus éclatant

J’ai dû fendre le ciel en deux quand j’ai voulu

Nous tracer un chemin dans l’immensité

 

Qui va me juger?

 

C’est comme si… et en fait c’est ça

Ces mots sont se sont changés en roches

C’est comme rien du tout, c’est ça

C’est entièrement ma faute

 

J’ai vraiment fait brûler le monde

En cherchant à le réchauffer

J’ai vraiment étranglé cet être

Quand j’ai voulu m’y attacher

 

Qui sera mon bourreau?

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