my dead eden

Son parfum préféré

le 02/11/2008 à 01h05

Elle est son parfum préféré...


 


Elle est dans les pulls où se blottir, dans les draps où se rouler


Elle est dans les écharpes enroulées


Elle se niche dans un recoin du cou, la pliure du genou


Cachée dans l'onde triste des bruits de l'ondée


 


Elle est dans tous les rêves errant au front


Posé sur la fenêtre glacée


Elle est jusque dans la buée formée


Sur le verre givré autour des rides polies


 


Et elle est son parfum préféré...


 


Dissimulée à l'intérieur des pensées


Elle pour qui chaque souffle dépensé


Devient trésor absolu, impensable


Et elle danse sous l'orage incroyable


 


Le regard


épuisé


Qui suit chacun de ses


Mouvements


à son in-


-su totale est si lourd


Le regard


absolu


Qui la couvre de chaleur


Sous la pre-


-Mière neige


Et l'odeur insupportable


De ses yeux


Qui évitent


De se porter vers la croisée


Son odeur


Incroyable


Son fantôme insoutenable


 


 


Le front seul, qui se plisse et s'éloigne


Et le rire de l'ombre qui s'amuse


Superbement ignorante des regards


Des souffrances qui bataillent à ce front


 


Par sa faute


 


Par son départ


 


Elle reste son parfum préféré...

Le Vieux

le 30/10/2008 à 01h02

Il marche à petits pas, presque plié en deux

Et chaque centimètre lui coûte bien plus qu'à moi

Il ne me voit pas et son visage est flou

Il continue tout droit je ne suis rien du tout

 

Il va à petits pas et cette vue m'effraie

Je me vois courbé là  tout abîmé pareil

à me battre à l'aller, m'écrouler au retour

abattu dans le dos d'un coup du temps trop lourd

 

Je me vois courbé là et je frissonne un peu

Comme on frémit touours à la vue d'un lépreux

J'entends son souffle court et je me vois tousser

De la même façon dans soixante années

 

As-tu encore la mémoire de ces anciens poèmes

Où je voulais la vie courte mais intense?

Au regard d'aujourd'hui il me vient à l'idée

Que j'ai encore beaucoup de ce temps à tirer

Et j'en suis rassuré...

[réorganisation du blog en cours pour questions de simplicité, effectivement... J'espère que ce sera plus clair, et peut-être même, qui sait? Pourra-t-on retrouver un poème poussiéreux au hasard de ces pages, pour changer un peu de paysage. S'il y a des suggestions de rangement, elles seront bienvenues. Et j'embrasse fort tous ceux qui laissent encore des messages ici, bien que tout soit en ruines, et que plus grand chose ne fleurisse par là. Je promets que je vais cesser de me préoccuper de mon petit nombril et que je passerai bientôt sur vos blogs. Et si je ne le fais pas, frappez-moi!]

Comptine pour les gens seuls

le 20/10/2008 à 23h08

Dors, Toute-petite, ta lampe de chevet chassera les démons


Dors, Toute-petite, tes yeux se fermeront au coeur de la chanson


 


C'est la comptine des gens seuls


La berceuse des lits froids


On la fredonne vers minuit


Quand il ne reste que cela


 


Dors, Toute-petite, ta lampe de chevet chassera les démons


Dors, Toute-petite, tes yeux se fermeront au coeur de la chanson


 


C'est la comptine des grands vides


La berceuse des silences


On la fredonne jusqu'au matin


Le regard torve, le teint livide


 


Dors, Toute-petite, ta lampe de chevet chassera les démons


Dors, Toute-petite, tes yeux se fermeront au coeur de la chanson


 


C'est la comptine des Perdus


La berceuse des Damnés


Personne n'en connaît la fin


Qui n'a pas pu dormir s'est pendu


 


Dors, Toute-petite, ta lampe de chevet a chassé le démon


Dors, Toute-petite, tes yeux se sont fermés au coeur de la chanson

A la Filante

le 28/09/2008 à 23h41
Je viendrais te consoler, mon Ange à la voix d'or. Te trouver quelque chose de mieux que ce que tu as pu perdre au cours de ton errance, de ta promenade. Je détacherais mes ailes si seulement elles pouvaient remplacer celles qui te font défaut, je détacherais mes ailes et te les fixerais dans le dos avec du fil argenté volé à la Lune.

Si l'on pouvait échanger des ailes, je me laisserais volontiers tomber.

Du moment que tu continue à danser dans mon ciel.
Une Filante pour guider le Fils de la Nuit.

Je te veux heureuse, je te veux radieuse, je te veux dansante et féérique. Chacun de tes rires fait renaître une fleur.


Je détacherai mes Ailes, je te soutiendrai vers ton nouveau but, puisque tu es sans regrets et emplie d'un espoir que tu ne devines peut-être pas encore.

Le Fils de la Nuit se fera Soleil pour sécher ton corps lourd de ses larmes que tu recueilles sans cesse sans plaintes.



Et un matin, scintillant, je croiserai, au coin d'une rue d'Osaka, une magnifique jeune femme aux cheveux flamboyants, et, sans jamais se ternir, sans plus jamais s'effacer, sa voix d'or chantera toutes les choses qu'elle cherchait tant à dire.



[Parce que c'est encore mieux quand c'est ICI qu'il fait jour]

Trêves et gélules

le 11/09/2008 à 00h12

Donne-moi encore de ces petites pilules de vie

Ces petites pilules qui dissipent les ténèbres

Ces petites pilules qui sèchent mes sueurs froides

Qui éteignent mon âme consumée

 

Abreuve-moi de ces petites pilules

Verse-les comme du miel dans ma bouche ouverte

Ma bouche qui quémande

Un peu de paix pour le guerrier

Un peu de paix pour le guerrier

 

Donne-les moi, ma main, et cesse de trembler

Donne-les moi enfin

Ouvre mes lèvres glisse sous ma langue

Donne-les moi enfin

Un peu de paix pour le guerrier

 

Éteignez-vous, mon âme, cessez vos hurlements

Un peu de paix pour le guerrier

Que cesse le ballet vertigineux des hormones en folie

Un peu de paix pour le guerrier

Enfin donne-la moi

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