my dead eden

Ma chambre

le 31/08/2008 à 01h21
Ma chambre comme un couchant rougi

Me serre le cœur à l’en étouffer

Ma chambre et ses photos

Ma chambre et ses posters

À la valeur connue de moi seul

- oh dis pourquoi ce chant!-

 

Ma chambre comme une ruine de ce que j’ai été

Mélodie brisée qui revient certains soirs

Ma chambre et ses fous rires

Ma chambre et ses cds de disparus

De n’existant déjà plus

- oh dis pourquoi tu pleures!-

 

Ma chambre comme un décombre que je vais laisser

Quelque chose d’unique que je quitte à jamais

Ma chambre et ses murs blancs

Ma chambre et cet enfant

Et ses frayeurs nocturnes

- oh dis pourquoi tu hurles!-

 

Ma chambre comme ma mort que je pleure sans fin

Un regret qui revient comme une chanson triste

Ma chambre et ses jours de pluie

Ma chambre et ses tiroirs secrets

Remplis de poésies

- oh dis pourquoi tu pars-

 

 

 

 

[Demain je quitte mes parents pour m'en aller vivre seul. Grisé de liberté et pourtant encore mélancolique. Je n'aurai jamais fini de pleurer l'enfant que j'ai été, bien que je sache qu'on ne peut pas vivre en regardant derrière. Eternel drame humain ou simple complexion personnelle?]

Pas d'inspiration

le 23/08/2008 à 22h58

Dis...


Dis, tu m'écoutes?


Je suis épuisé. Crevé, vidé de mon sang. Ce n'est plus que de l'angoisse qui coule dans mes veines, tu sais? De l'angoisse épaisse qui bouche mes artères et me laisse flasque.


Ce n'est plus que de l'angoisse qui coule dans mes veines et j'ai un moteur à explosion à la place du coeur, un truc qui s'emballe trop vite et qui se calme mal, quelque chose qui fait cents tours par minutes et se lance pour un rien.


 


Ce n'est plus que de l'angoisse visqueuse qui alimente cette machine et mon cerveau affolé me trouve sans cesse de nouvelles maladies, de nouvelles façons de mourir avant d'avoir accomplit les choses qu'il me reste à faire.


 


Il y a comme une douleur à gauche dans ma poitrine, il y a comme une drôle de douleur derrière mon oeil, au fond de mon oreille, il y a comme de drôle de trucs qui claquent au fond de moi, je risque l'arrêt cardiaque, l'accident vasculaire cérébral, une tumeur ici ou là et pourquoi pas la méningite, qui sait?


 


Ce n'est plus l'angoisse visqueuse qui me fait bouger, je l'avale en tartines au petit-déjeuner, je la bois, je l'inspire et surtout je la crée, jusqu'aux paniques ultimes où je me crois paralysé.


 


Je veux sortir de là, je t'en prie.


Je veux cesser de me voir mourir à chaque instant.


Dis-moi pourquoi toujours ces pensées-là, dis-moi, donne-moi des réponses là où je ne vois pas. Trouve-moi un chemin, une bande d'arrêt d'urgence, soigne-moi autrement qu'avec des pilules chimiques et des ampoules de magnésium.


 


Je veux cesser de me voir mourir à chaque instant

Juillet

le 23/08/2008 à 17h57

L’été est là depuis quelques semaines à peine,


Peut-être quelques jours


Et tout le printemps nous l’avons espéré


Avons tirés des plans,


Avons fait des projets,


Avons répété en chœur le doux nom de Juillet


 


 


« Quand nous serons grands » , « Quand nous serons grands » 


On disait


Est-ce que nous sommes grands sous le soleil de Juillet


 


« Quand nous serons grands » , « Quand nous serons grands » 


Et on patientait


Je ne suis pas sûr d’être à ma place dans le monde de Juillet


 


Et regarde autour de toi, nous marchons


Sur des branches mortes déjà


Et regarde autour de toi, nous marchons


Parmi les fruits trop mûrs et les feuilles qui jaunissent


Nous étions grands avant


 


Et regarde autour de toi, à l’horizon


Derrière Août et sa sagesse, Septembre déjà


Et regarde autour de toi, nous marchons


Sur des branches qui craquent sous des feuilles qui tombent


Nous ne serons pas grands


 


Et regarde autour de toi, nous allons


Nous perdre dans l’automne qui se moque de nous


Et regarde autour de nous, ils nous ont


Trompés: l’été est bien plus court, et déjà entamé


Nous sommes vieux à présent


 


 


Et les branches qui craquent comme hymne funèbre


Et les feuilles jaunes couleur de trahison


Nous tissent un grand manteau Été morte saison


Et la pluie accompagne notre hymne funèbre


 


Et le vent qui hulule pour toute cohorte


Le ciel est déjà gris aux murs de la Raison


Et les oiseaux massés reprennent l’Oraison


Sous nos pas condamnés chantent les branches mortes

Entre la Reine et le Cavalier

le 03/08/2008 à 03h02

Quand ils ne me regardent pas je fais des choses étranges


Je pique des plumes dans la coiffure que j'arrange


Moi qui jamais ne peigne mes cheveux trop long


 


Quand ils ne me regardent pas je couds des robes de princesse


Et vers trois heures du matin sous l'oeil de la Lune maîtresse


Je maquille mes yeux hagards comme une petite fille


 


Dois-je m'inquiéter pour cela?


Dois-je venir me déclarer au comptoire de vos angoisses?


Dois-je encore me ranger dans la boite d'échecs


Entre le Cavalier et la Reine


Entre la Reine et le Cavalier


 


Je troque souvent l'Epée pour la Rose


Dans le secret de mes nuits sans fin Je


Me noie dans le parfum Et je


Savoure la douceur des pétales


Dois-je m'inquiéter pour cela?


 


Quand ils ne me regardent pas je fais des choses étranges


Je fais courir ma lame là-haut sur les plumes des Anges


Moi qui ne crois à rien et surtout pas au Ciel


 


Quand ils ne me regardent pas je croise le fer avec des dragons


Et vers quatre heures du matin sous l'oeil d'un premier rayon


J'admire le dessin de mes muscles tachés de sang


 


Dois-je m'inquiéter pour cela?


Dois-je venir me déclarer au comptoire de vos angoisses?


Dois-je encore me ranger dans la boite d'échecs


Entre le Cavalier et la Reine


Entre la Reine et le Cavalier


 


Je troque souvent la Rose pour l'Epée


Dans le secret de mes petits matins Je


M'étouffe dans le sang Et je


Savoure la dureté de ma lame


Dois-je m'inquiéter pour cela?


 


Dois-je m'inquiéter pour cela?


Dois-je m'inquiéter pour cela?


Dois-je continuer de m'inquiéter pour cela?

Et comme dans ce film le soleil sera orangé
Et veillera sur nous
Sur le point de pleurer Nos adieux d’éternité
Il veillera sur nous
 
 
 
Les souvenirs comme des vagues et tes rires
Le vent et la terre de sable où l’on a couru
Les serments gravés et les châteaux pour rire
Le sable gardera notre mémoire
Comme un caillou enterré
 
Et comme dans ce film le soleil sera orangé
Et veillera sur notre souvenir
Sur le point de pleurer Notre adieu ne finira jamais
Le couchant nous veillera
 
Le crépuscule retient son souffle tandis que je reviens ici
Serré contre ta mémoire, j’accueille la fin avec joie
Rien n’a changé depuis ce temps et le soleil orangé
Continue de veiller sur nous même en cet instant
 
Tout ce qu’on a vécu Avec mélancolie
Comme un chapelet que l’on égraine
Tout ce qu’on garde en nous de ce temps
Ce sont des choses douloureuses mais si belles
 
Je conserve dans mes mains tout ce sable
Et je le contemple à nouveau
Sur l’air des Enfants de la Lune
Notre rêve est éternel et ces instants
Serré contre toi à regarder le ciel
Sont gravés dans ce Soleil
 
Et comme dans ce film le Soleil est orangé
Tandis que je me consume
Sur le point de pleurer Mon adieu est devenu éternel
Et le couchant veille notre mémoire
 
 
 
Comme je me souviens de toi
En fredonnant cette vieille chanson
Mais je ne pleure plus
Cette mémoire scintillante me suffit
N’aie pas peur, ne pleure pas
Nos souvenirs jamais ne seront séparés
 
Il te suffira de fermer les yeux et nous nous retrouverons
 
Le Soleil sera pour toujours orangé
Et toujours sur le point de pleurer
Je chanterai le chant des Enfants de la Lune
Mon adieu t’est infini
 
 
 
Le Soleil orangé  Sur le point de pleurer
Le chant des Fils de la Lune pour immortel adieu
 
Le Soleil orangé  Sur le point de pleurer
Le chant des Fils de la Lune pour immortel adieu
 
Le Soleil orangé  Sur le point de pleurer
Le chant des Fils de la Lune pour immortel adieu

[à lire en écoutant "Orenji no Taiyou" (Soleil orangé) par Gackt et Hyde, chanson tirée du film Moonchild, que les deux amis fredonnent en se laissant mourir main dans la main. Cette chanson rappelle les doux moments qu'ils ont vécus, leur jeux la nuit sur la plage, leur soif de vie. Ce n'est pas vraiment une chanson triste, plutôt une chanson qui déborde de leur amour pour la vie, de la reconnaissance pour tous ces moments-là, tellement merveilleux, qu'ils quittent ensemble, comme ils ont vécu ensemble.
Cette scène est la plus belle du film. Cette chanson me transperce le coeur à chaque fois.
Je voudrais que ma meilleure amie vienne jouer avec moi sur la plage ainsi, je voudrais vivre avec elle des instants aussi beaux tant qu'il fait encore nuit. Ainsi, lorsqu'il me faudra mourir, main dans la main avec son souvenir, je pourrais peut-être parvenir à dire merci. 
 
Si ça intéresse quelqu'un je mettrais ma traduction personnelle de la chanson.
Je me vois tellement dans cette histoire, dans ces paroles que je suis incapable de m'en détacher.
Et je continue à pleurer...]

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